Pourquoi 90 % des stratégies échouent à cause de l’exécution ?

On ne manque pas de stratégie.

Les entreprises que nous croisons ont :
– une vision claire
– un marché identifié
– une roadmap
– parfois même un cabinet de conseil qui leur a modélisé tout ça, benchmark à l’appui.

Et pourtant, les résultats stagnent avec:
– le pipeline qui ne convertit pas assez
– les recrutements “prioritaires” qui durent 6 mois.
– les projets clés qui ne finissent jamais
– les dirigeants aspirés par l’opérationnel et le day-to-day.
Le problème n’est pas de savoir quoi faire mais de réussir à le faire vraiment.

Les travaux de Harvard Business School et de Brightline Initiative convergent: la majorité des stratégies échouent non pas à cause de leur qualité, mais à cause d’une mauvaise exécution.

Autrement dit :
– trop de priorités,
– des responsabilités floues,
– des décisions lentes,
– une coordination faible…

Rien de conceptuel. Que du concret insufisamment géré.
Aujourd’hui, le marché ne manque pas de conseil en stratégie, mais de conseil en exécution stratégique.

Ce qui fonctionne (et qui est moins sexy qu’un nouveau plan stratégique):
– couper 50 % des sujets,
– clarifier qui décide quoi, qui fait quoi, qui doit savoir quoi…
– imposer un rythme hebdo,
– réaligner l’équipe sur 2–3 objectifs,
– traiter puis clore les sujets les uns après les autres.

Bref : du terrain. De l’exécution, pas des slides.

Il existe des méthodes pour sécuriser une exécution stratégique (ce sera l’objet de futurs posts ici) mais il faut aussi quelqu’un pour mettre les mains dans le cambouis et intervenir temporairement – hors des silos, de l’historique et des relations interpersonnelles existantes – pour sécuriser l’exécution, résoudre un point précis, remettre la machine en mouvement, puis partir.

Parce qu’au final : la stratégie rassure, l’exécution paie les factures.


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